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Les composants de la phrase
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01. La phrase
02. La proposition
03.
Les propositions indépendante,
principale et subordonnée
04.
La
proposition relative
05.
La
proposition conjonctive
06. La proposition interrogative indirecte
07.
La proposition incidente
08.
L'analyse
grammaticale
La phrase
Une phrase
est une unité qui a sa propre autonomie syntaxique : elle ne dépend d’un
point de vue grammatical d’aucune autre unité.
a) Nous vous
communiquerons tous les détails nécessaires à la constitution du dossier.
b) Viens et regarde.
c)
c) Après
plusieurs jours passés à la campagne, il est venu nous rejoindre dans le chalet
que nous avaient prêté mes parents.
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À l’écrit, la phrase se reconnaît par ses
limites : à gauche, une majuscule et à droite, un point.
Le point peut être remplacé par un autre signe de ponctuation (point d’interrogation,
d’exclamation, point-virgule…).
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Phrase simple et phrase
complexe
On
appelle phrase simple une phrase qui comporte une seule proposition et phrase
complexe une phrase qui en comporte plusieurs. La phrase (a) est une
phrase simple, les phrases (b) et (c) sont des phrases complexes.
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Dans la phrase (b), les deux propositions sont coordonnées
par et. On peut alors considérer qu’il s’agit en fait de deux phrases
simples et réserver l’appellation de phrase complexe aux phrases de
type (c) contenant une ou plusieurs propositions subordonnées.
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Phrase verbale et phrase
averbale
On
appelle phrase averbale une phrase qui ne contient pas de
verbe principal.
Attention
à la marche !
Bienheureux
les pauvres en esprit.
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Une phrase averbale peut contenir un verbe, mais c’est le
verbe d’une proposition subordonnée.
Bienheureux
celui qui connaît une telle expérience. (connaît est le verbe
de la proposition subordonnée relative qui connaît une telle
expérience ; la phrase pourrait se réduire à bienheureux celui-là
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La proposition
La proposition contient un
verbe à un mode personnel
La proposition
est un constituant de la phrase . Elle
se compose d’un sujet et
d’un groupe verbal. Le groupe verbal a pour noyau un
verbe conjugué à un mode personnel (indicatif, subjonctif, conditionnel et
impératif).
Dans
son article, le journaliste résume brièvement l’histoire puis il explique comment
l’auteur décrit une période de sa vie qui l’a profondément marqué quand il
vivait à Paris.
Dans
cette phrase, on compte cinq verbes accompagnés de leur sujet : le
journaliste résume ; il explique ; l’auteur décrit ; qui a
marqué ; il vivait. Ces cinq verbes forment le noyau de cinq
propositions.
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Dans une phrase, il y a donc autant de propositions qu’il
y a de verbes conjugués à un mode personnel.
À
l’impératif, le
sujet n’est pas exprimé, mais il est contenu dans les terminaisons du verbe.
Résumons
l’affaire (-ons est la terminaison
de la 1re personne du pluriel).
Tous
les mots d’une même proposition ont une fonction par rapport à un mot de
cette proposition. Ainsi, dans notre exemple, à Paris a une fonction
dans la proposition quand il vivait à Paris et ne peut être complément
de résume ou décrit…
Selon
les liens qu’elles ont entre elles, les propositions ont des statuts
différents et sont appelées proposition indépendante, proposition
principale ou proposition
subordonnée. Il existe aussi les propositions incidentes.
Je
pars demain. (proposition indépendante)
Je
partirai quand j’aurai terminé. (je partirai :
proposition principale ; quand j’aurai terminé : proposition
subordonnée).
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haut
Les
propositions indépendante principale et subordonnée
Soit
la phrase :
Dans
son article, le journaliste résume brièvement l’histoire, puis il explique
comment l’auteur décrit une période de sa vie qui l’a profondément marqué quand
il vivait à Paris.
Cette
phrase comporte plusieurs propositions qui
ont des statuts différents.
La proposition indépendante
Une
proposition qui n’est pas dans un lien de dépendance avec une autre proposition
est appelée proposition indépendante.
« Dans
son article, le journaliste résume brièvement l’histoire » est
une proposition ; cette proposition ne dépend d’aucune autre
proposition ; elle ne contient aucun terme dont dépendrait une autre
proposition : c’est une proposition indépendante.
La proposition principale
Une
proposition qui contient un terme dont dépend une autre proposition est appelée
proposition principale.
« il explique » est une proposition principale
car elle contient le verbe explique dont dépend la proposition « comment
l’auteur décrit une période de sa vie ».
La proposition subordonnée
F Une proposition qui a une fonction par rapport à un mot
d’une autre proposition est appelée proposition subordonnée.
« qui l’a profondément marqué » est
une proposition qui dépend du nom vie : c’est donc une proposition
subordonnée.
F Selon le terme qui les introduit, on distingue :
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les
propositions relatives,
introduites par un pronom relatif
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qui
l’a profondément marqué
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les
propositions conjonctives,
introduites par une conjonction
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quand
il vivait à Paris
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les
propositions interrogatives indirectes
introduites soit par la conjonction si,
soit par un terme interrogatif
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comment
l’auteur décrit une période de sa vie
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Une
proposition n’est dite principale ou subordonnée que par
rapport à une autre proposition. Ainsi, une proposition peut être subordonnée
par rapport à une proposition A tout en étant principale par rapport à une
proposition B.
« comment
l’auteur décrit une période de sa vie » est
une proposition subordonnée, complément de explique, mais c’est aussi
une proposition principale par rapport aux subordonnées « qui l’a
profondément marqué » et « quand il vivait à Paris ».
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haut
La
proposition relative
La proposition
relative est une subordonnée introduite par un pronom relatif (qui,
que, quoi, dont, où, lequel, quiconque).
a)
a)
C’est le
bureau dans lequel il a toujours travaillé.
b)
b)
Vous
compléterez le dossier que vous avez reçu.
c)
c)
Je
l’aperçois qui arrive en toute hâte.
d)
d)
Qui veut
voyager loin ménage sa monture.
e)
e)
Embrassez
qui
vous voudrez.
La
proposition relative est généralement complément de l'antécédent du pronom
relatif.
a) La proposition dans lequel il a toujours travaillé est complément du nom
antécédent bureau (tout comme le serait
du directeur dans une phrase telle
que C’est le bureau du directeur ).
b) La proposition que vous avez reçu est complément du nom antécédent dossier.
c) La proposition qui arrive en tout hâte est complément du pronom antécédent l’.
Quand
le pronom relatif n’a pas d’antécédent, la relative est sujet (d) ou complément
(e) du verbe de la principale.
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Le
pronom relatif, contrairement à la conjonction de subordination, a
toujours une fonction dans la relative.
a)
a)
lequel : complément circonstanciel du
verbe a travaillé.
b)
b)
que : complément d’objet direct du
verbe avez reçu.
c)
c)
qui : sujet du verbe arrive.
d)
d)
qui : sujet du verbe veut
voyager.
e)
e)
qui : complément d’objet direct du
verbe voudrez.
Le
verbe de la relative peut être à l’infinitif. Dans ce cas, le sujet n’est pas
exprimé.
Il
répertorie les organismes à qui adresser une demande de subventions.
La
proposition relative peut ne pas comporter de verbe, notamment avec dont et
voici, voilà. C’est un statut particulier puisque normalement toute
proposition se compose d’un sujet et d’un verbe.
Aliette a eu neuf enfants dont
huit filles.
L’homme
que voici est notre nouveau directeur.
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haut
La
proposition conjonctive
Définition
La proposition
conjonctive est une subordonnée introduite par une conjonction de
subordination (que, lorsque, puisque, quoique, comme, si et quand) ou
par une locution conjonctive (parce que, bien que…).
Nous
avons exigé qu’il soit présent à notre prochaine rencontre.
Ils
donneront une réponse quand ils auront étudié la question.
Nous
obtiendrons gain de cause parce que nous avons raison.
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La
conjonction de subordination (contrairement au pronom relatif) ne
représente jamais aucun autre mot de la phrase et n’a
aucune fonction dans la proposition. Elle sert seulement à marquer qu’il
existe un lien de dépendance entre une proposition et un terme de la
proposition principale, tout comme la préposition sert à marquer un lien de
dépendance entre deux groupes de mots.
La
souris a peur du chat.
La
souris a peur que le chat ne la mange.
Les conjonctions autre que que
apportent une information de sens.
J’étudierai
le projet quand j’aurai toutes les pièces en mains (valeur
temporelle).
J’étudierai
le projet si j’ai toutes les pièces en mains (valeur
conditionnelle).
J’étudierai
le projet puisque j’ai toutes les pièces en mains (valeur
causale).
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Les fonctions de la conjonctive
Une
subordonnée conjonctive peut occuper de nombreuses fonctions soit au niveau de
la phrase, soit au niveau des constituants.
La
conjonctive peut être :
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sujet
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a) Qu’il
ait oublié notre rendez-vous ne m’étonne pas.
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complément
d’objet direct (COD)
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b) J’espère
qu’il n’oubliera pas notre rendez-vous.
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complément
d’objet indirect (COI)
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c) Je
m'étonne qu'il ait accepté ces conditions.
d)
Je m'attendais à ce qu'il refuse.
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complément
circonstanciel
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e) Nous
vous répondrons quand nous aurons étudié le dossier.
f) Il n’a pas répondu parce qu’il ne comprenait pas la question.
g) Il faisait plus chaud qu’on l’avait annoncé.
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complément
du nom
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h)
Nous avons émis l'idée qu'un nouveau produit pouvait être créé.
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complément
de l’adjectif
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i)
Ses parents étaient très fiers qu'elle ait réussi.
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On
notera que les propositions complément d’objet indirect, contrairement aux
noms COI, ne sont pas toujours introduites par une préposition.
Pour
retrouver la fonction d’une proposition, on a souvent intérêt à réduire la
phrase et à remplacer la proposition, quand c’est possible, par un pronom (cela)
ou un adverbe.
a) Cela
ne m’étonne pas.
b) J’espère
cela.
c) Je
m’étonne de cela.
d) Je
m’attendais à cela.
e) Nous
vous répondrons plus tard.
f) Il
n’a pas répondu à cause de cela.
g) Il
faisait plus chaud que cela.
h) Il
avait émis l’idée de cela.
i) Ses
parents étaient très fiers de cela.
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La
proposition interrogative indirecte
La proposition
interrogative indirecte est une subordonnée introduite soit par la
conjonction si, soit par un terme interrogatif : pronom (qui,
que, quoi, lequel), déterminant (quel) ou adverbe (comment,
pourquoi, où, quand, combien).
Dis-moi
s’il est heureux et ce qu’il compte faire.
J’ignore
qui il a rencontré.
Personne
ne comprend comment elle a pu obtenir ces renseignements.
Je me
demande quelle sera sa réaction.
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Les
subordonnées interrogatives dépendent d’un verbe qui contient dans son sens
une question (demander) ou une valeur négative (ignorer, ne
pas savoir…).
Sur
le même principe, il existe des propositions subordonnées exclamatives
indirectes.
Observez
comme il a fait des progrès.
Vous
savez à quel point il est attaché à ce projet.
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haut
La proposition incidente
On
appelle proposition incidente une proposition qui n’est
pas coordonnée et qui n’a aucun lien de dépendance avec un membre de la phrase
dans laquelle elle se trouve intégrée.
Il
faudra, soit dit en passant, être beaucoup plus vigilant.
La
proposition incidente joue en quelque sorte le rôle d’une parenthèse.
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On utilise notamment la proposition incidente pour
indiquer que l’on rapporte les paroles de quelqu’un. Ce type de proposition
est appelé incise.
Il
fallait, expliquait-elle, revoir l’organisation de la structure.
La
proposition incidente peut se trouver au début, au milieu ou à la fin de la
phrase.
À
ce qu’il paraît, le directeur a proposé sa démission.
Le
directeur a, paraît-il, proposé sa démission.
Il
faudrait envisager d’autres possibilités, rétorqua-t-il.
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haut
L’analyse grammaticale
Analyse de la phrase
L’analyse
au niveau de la proposition fait apparaître différents groupes qui constituent
le sujet, les compléments d’objet, les compléments circonstanciels, les
compléments d’agent ou l’attribut. Ces groupes sont appelés constituants
de la phrase.
? On
repère facilement les constituants dans les phrases simples.
La
secrétaire rédige le rapport.
Cette
phrase se compose de trois constituants : le verbe (rédige), le
sujet (la secrétaire) et un complément d’objet (le rapport).
? L’analyse
peut paraître plus délicate pour les phrases complexes, mais elle se fait de la
même façon.
Le
jury qui sera chargé de la sélection retiendra deux projets susceptibles de
répondre très précisément à l’ensemble de nos besoins.
Cette
phrase se compose également de trois constituants :
– un
verbe : retiendra
– un
sujet : Le jury qui sera chargé de la sélection
– un
complément d’objet direct : deux projets susceptibles de répondre très
précisément à l’ensemble de nos besoins.
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Pour s’assurer de l’analyse d’une phrase complexe, on peut
réduire les différents constituants à leur forme la plus simple.
Le
jury retiendra deux projets. (retiendra : verbe ;
Le jury : sujet ; deux projets : complément
d’objet direct)
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Analyse des constituants
Chacun
des constituants de la phrase se compose d’un noyau qui peut avoir
lui-même des compléments. Ces compléments se rattachent au noyau.
? Ainsi
dans la phrase exemple, on peut analyser le sujet :
jury : noyau du sujet (tout
comme le verbe retiendra est le noyau de la phrase).
Le :
déterminant du nom noyau jury.
qui sera chargé de la sélection :
complément du nom noyau jury.
? Le
complément d’objet, lui, s’analyse ainsi :
projets : noyau du complément
d’objet.
susceptibles de
répondre très précisément à l’ensemble de nos besoins : épithète
du nom noyau projets.
? On
peut à nouveau analyser les constituants :
de répondre très précisément à
l’ensemble de nos besoins : complément de l’adjectif susceptibles.
très précisément :
complément circonstanciel du verbe répondre.
à l’ensemble de nos
besoins : complément d’objet indirect du verbe
répondre.
très : complément de l’adverbe
précisément.
de nos besoins : complément
du nom ensemble.
haut
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